Le village

Bienvenue sur le site municipal
page mise à jour le 15 mars, 2008

Son histoire
Le patrimoine architectural

Son Histoire

En 785, les terres de Collonges, nom dérivé du latin Colonia, font l'objet d'une donation par le Comte de Limoges pour financer en partie la construction du monastère de Charroux, en Poitou. Collonges se développe ensuite et a la chance de faire partie, dès 844, de la Vicomté de Turenne, qui est indépendante de la Couronne de France : Les Collongeois bénéficient ainsi de précieuses exemptions fiscales, libertés, franchises, privilèges, immunités, et du droit d'exercer la justice : d'où la naissance d'une impressionnante lignée de praticiens du droit, qui, avec la noblesse d'épée, parent Collonges de superbes castels et manoirs. Au XVIe siècle, Collonges traverse les guerres de religion de manière plutôt pacifique, puisque les deux nefs de l'église sont utilisées en alternance pour le culte catholique et le service protestant… cas unique selon les historiens. Le XVIIe et surtout le XVIIIe siècles sont moins favorables : records de froid, disette, vente de la Vicomté à la Couronne en 1738 et donc fin des privilèges, tous ces événements entraînent le début du déclin de Collonges. Le XIXe siècle est marqué par le phylloxéra, qui décime les vignes et par l'exode rural qui lui fait perdre 40 % de sa population. Enfin, l'alarme est donnée au XXe siècle : la municipalité obtient le classement de l'église dès 1905. En 1923, son tympan est remis en place comme on le verra plus loin, et en 1927, la création de la Société des Amis de Collonges donne le signal du renouveau, de la " seconde Renaissance " de ce village.

Le patrimoine architectural

L'ÉGLISE SAINT-PIERRE
eglise3t.jpg (78243 octets)Son clocher roman (qu'on peut dater des environs de 1100) à gables, à la solide architecture, s'élance fièrement aux côtés du clocher carré et de la tour du guetteur.
 Entre la base carrée du clocher roman qui repose sur les arcs robustes qu'on peut admirer à l'intérieur de l'église, et la toiture circulaire, les étages intermédiaires, dont l'un a une forme octogonale, assurent une élégante transition. De style limousin et bâties sur la croisée du transept, les voûtes de la nef ont été reconstruites au XVe siècle. Le système défensif de l'église a été renforcé au cours des guerres de religion, au XVIe siècle, où le grand donjon carré fut pourvu d'une salle de défense communiquant avec un chemin de ronde. Mais n'oubliez pas de lever la tête, afin d'admirer le tympan à l'architecture raffinée (vers 1130-1140).

tympan.JPG (11578 octets)

Il représente l'Ascension du Christ au registre supérieur, tandis que la Vierge, humble et priante, entourée des onze apôtres, occupe le registre inférieur. Œuvre admirable d'artistes limousins réalisant la synthèse entre les écoles des pays de Toulouse et d'Auvergne, il est en pierre calcaire de Nazareth, proche de Turenne : un véritable ivoire dans un cadre de rubis. Dispersé très haut sur la façade à l'époque des guerres de religion, il a été remis en place par le service des Beaux-Arts en 1923.

LE CASTEL DE VASSINHAC
Situé rue de la Garde. Daté de 1583, il a été construit par les Vassinhac, jadis la plus puissante famille de Collonges. Orné de deux tours hexagonales et d'une tourelle en poivrière, la porte d'entrée est à accolades et à gorge (moulure creuse arrondie) gothique et croisillon Tudor. Fenêtres à meneaux, escaliers à hélice. Cet édifice, qui avait à la fois une fonction défensive et une vocation résidentielle, est imposant. Il est bien conservé et bien entretenu.

LA CHAPELLE DES PÉNITENTS
Elle peut vous accueillir grâce aux " Amis de Collonges " qui, en 1927, ont refait la charpente, la toiture, le rejointoiement des murs et le dallage. Datant du début du XVe siècle, elle abrita à partir de 1665 une confrérie (les Pénitents noirs) qui avait notamment pour œuvre charitable d'enterrer les morts bénévolement, et qui œuvra (sauf pendant la Révolution) jusqu'à la fin du XIXe siècle.

MAISON DE LA SIRÈNE  tél. : 05 55 84 08 03
sireneN.jpg (53633 octets)
Maison datant du XVIe siècle. Les lauzes de sa toiture sont en grès rouge, d'une dimension de 40 x 30 cm ne laissant apparaître que 2 à 3 cm de pierre. Ce type de toiture primitive qu'on trouve dans l'ensemble du village, église comprise, exige de très solides charpentes de châtaignier. Sur sa porte à accolade, on voit à droite la sculpture d'une sirène qui tient un miroir d'une main et de l'autre un peigne, et à gauche probablement celle d'un homme à longue chevelure chevauchant un dauphin : Sirène qui séduit les hommes et les perd, et dauphin qui aime les hommes et les sauve. Aujourd'hui, cette magnifique maison est le siège d'une association : " les Amis de Collonges ". Elle y conserve le patrimoine de Collonges en quatre salles : 
1) Musée lapidaire, instruments aratoires 
2) Les Chemins de Saint-Jacques
3) Collection de fossiles de Collonges
4) Mobilier et objets usuels d'autrefois.

La Halle et le Four banal
halle.jpg (48827 octets)
Proche de la Porte plate, voici la halle aux grains et aux vins (XVIe siècle). Elle est pavée de grès rouge et de calcaire, et possède une imposante charpente couverte d'ardoises. Elle abrite le four banal, toujours utilisé à l'occasion du traditionnel Marché d'Antan (organisé chaque année par le Foyer rural). Bordant la halle à main droite quand on s'éloigne de la place de l'église, le tribunal de la Châtellenie possède une tour ronde et des fenêtres d'angle typiques de l'époque Renaissance.

La Porte Plate
Ancienne porte principale de la ville, elle a conservé ses escaliers en pierre qui menaient au chemin de ronde.

LA MAISON BOUTANG DU PEYRAT 
Toit à la Mansart, belle courbe avec une fenêtre à meneaux en bois. Façade incurvée percée d'une porte surmontée de symboles probablement franc-maçonniques.

LE ChAteau de Benges
La plus grande partie de ce beau castel a été érigée peu après 1560. On y voit des vestiges de mâchicoulis, une tour, des tourelles, meurtrières, créneaux et sur le toit, une gracieuse fenêtre Renaissance. Juste avant Benges, on passe sous un porche : jadis existait, à gauche, un guichet où les renseignements étaient donnés aux pèlerins qui, par Saillac, L'Hôpital-Saint-Jean, Martel et Rocamadour poursuivaient leur route vers Cahors ou vers Agen, puis vers Saint-Jean-Pied-de-Port, Ronceveaux et Compostelle.

LA MAISON DE LA RAMADE DE FRIAC
friacL.jpg (11775 octets) En face de la maison Boutang du Peyrat, et donc à l'extérieur de l'enceinte fortifiée, cette maison possède deux tours de guet remarquables. Construite à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, elle était la propriété de la branche des Ramade (famille importante pour l'histoire de Collonges) qui possédait le château de Friac, à l'extérieur de Collonges.

LA PORTE DU PRIEURÉ
Cette porte ogivale est une des deux portes restantes sur les quatre qui fermaient l'enceinte fortifiée comprenant église et bâtiments conventuels. En face, sur la pile de droite, se trouve une pierre de remploi sur laquelle a été sculpté un signe qui ressemble à une amande : il représente, pense-t-on, la vulve du monde, d'où est sortie toute l'humanité.

LA DEMEURE DES RAMADE DE LA SERRE (XVIe siècle)
Près d'une fontaine aux bassins de grès rouge, en face de la nouvelle mairie, sa tour carrée s'élève entre deux maisons d'habitation avec, sur le toit de l'une d'elles, trois fenêtres semblables surmontées d'un écusson. Elle appartenait à une branche de la famille Ramade.

 

La rue noire
Actuellement pavée, ses maisons sont bâties en retrait les unes des autres pour faciliter la défense de la ville. Dans cette rue se trouvent la maison du célèbre comédien Maurice Biraud, qui fit beaucoup pour la notoriété de Collonges, ainsi que sa plaque commémorative.

LE Manoir de Beauvirie 
Manoir à tour et tourelles couvertes de lauzes. Lucarnes à meneaux (membre vertical divisant une baie en compartiments).

LA PLACE DE LA CONCHE
Verdoyante esplanade où domine, en son centre, un lavoir bâti, lui aussi, de grès rouge. Il y a peu de temps, on pouvait encore y voir les vaches venir s'abreuver. Chaque été, cette place se transforme en théâtre de verdure et le lavoir se fait scène de plein air pour les spectacles organisés par l'association "Collonges-Animations-Spectacles".

LE Castel de Maussac (début du XVIe siècle)
Tour carrée qui a conservé son crépi, fine tourelle en poivrière aux gracieuses proportions, portail à auvent et, un peu à l'écart, porte Renaissance ornée d'une splendide coquille en parfait état de conservation : Tels sont les principaux éléments de ce qui reste de l'important logis seigneurial où s'éteignit, en 1832, la famille de Maussac.

L'ANCIENNE GARE
Située en haut du village, au bord de la D 38, cette ancienne petite gare du tramway départemental a été restaurée en 1982. Collonges se situait en effet sur le trajet du " Tacot " de Turenne (train tracté par une locomotive de 17 tonnes) qui allait jusqu'à Beaulieu, en deux heures et demie …, en passant par Meyssac et Marcillac, de 1912 à 1931. L'exploitation de la ligne a pris fin le 1er janvier 1932.

 

LE CHATEAU DU MARTRET

Castel du début du XVIe siècle, avec sa tourelle d'angle, ses échauguettes, son beau toit Louis XIII et sa garenne, il domine le bourg de Collonges, offrant une vue admirable sur le village.

 


le village ] activité économique ] hébergement-restauration ] Mairie ] infos pratiques ] [ les animations ] les associations ] les sentiers ] liens ]
Site officiel de la Mairie de Collonges la Rouge - Tous droits réservés - Mentions légales