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Collonges dans la presse régionale
Les articles de
Daniel Fender , correspondant de "La Montagne" et de "la Vie Corrézienne"

 

« La belle vie » de Jean Anouilh triomphe en clôture des 22èmes Théâtrales de Collonges

Les Théâtrales de Collonges 2012 se sont achevées en apothéose après six représentations sans aucun aléa météo (contrairement à l'an dernier qui fut catastrophique avec trois annulations). Le théâtre de verdure de la place du lavoir était comble de spectateurs chaque mardi. Cette 22 ème saison exceptionnelle est le résultat de la qualité des troupes invitées et de la fidélité croissante du public grâce au travail des bénévoles qui œuvrent dans les coulisses et en particulier toute une année en amont pour concrétiser la programmation.

La surprise Anouilh

La sixième et dernière pièce sélectionnée pouvait laisser dubitatif. Jean Anouilh au programme des Théâtrales de Collonges, en plein air, en famille, pour tout public, y compris les enfants, pendant les vacances ? Vous n'y pensez pas ? Certes, Anouilh est un géant du théâtre mais n'est-il pas trop pessimiste comme dans sa sublime Antigone ou son fataliste Voyageur sans bagages etc…Erreur ! Avec « La belle vie » rarement le public des Théâtrales n'avait autant ri - un rire souvent grinçant certes - mais à faire pâlir de jalousie Molière et Courteline réunis, qui avaient triomphé juste les semaines précédentes.

Tragi-comique zoologie sociale

Il faut dire que l'argument à de quoi faire froid dans le dos, en partant des persécutions post-révolutionnaires de sinistre mémoire du siècle dernier, sans remonter à la sanglante Terreur de 1793.  Donc dans un pays imaginaire, mais fortement souligné par des musiques russes,  les révolutionnaires ont pris le pouvoir et remplissent les prisons d'aristocrates et de bourgeois qui attendent le peloton d'exécution. Mais l'idée germe dans un esprit fumeux qu'il faut garder quelques exemplaires de ces gens là pour éduquer le peuple, pour que ledit peuple n'oublie pas pourquoi il a fait la révolution ! Dans chaque ville une famille bourgeoise est donc épargnée avec obligation de vivre comme avant mais derrière un cordon de musée. Les acteurs du Grenier de Babouchka (1) avaient ressorti cette pièce écrite pour la télé en 1979, puis oubliée et jamais jouée sur scène. La résurrection de cette œuvre d'un Jean Anouilh inconnu, fut une véritable révélation.

Et le brave peuple, en l'occurrence les quelque 600 à 700 spectateurs des Théâtrales, pris à témoin et en flagrant délit de voyeurisme dans ce zoo sociologique, enchanté d'être secoué de rires jusqu'à l'ovation finale quand l'amour – toujours l'amour – vient à bout de l'absurde…et des classes sociales !

Une fois de plus la preuve fut faite que l'on peut rire de tout quand le génie théâtral est au rendez-vous.

1) Comédiens mis en scène par Philippe Daguerre : Annie Chaplin,  Charlotte Matzneff,  Flore Vannier-Moreau,  Jacques Auxenel,  Grégoire Bourbier,  Jean-Philippe Daguerre,  Franck Desmedt,  Antoine Guiraud, Jean-Yves Ostro, Yves Roux.  

Photo 1  : Les comédiens du Grenier de Babouchka à Collonges la Rouge dans « La belle vie » de Jean Anouilh

Photo 2  : les bénévoles  des Théâtrales applaudis lors de la dernière séance.

 

 

 

 

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